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Jardin partagé près de Rueil-Malmaison : parcelle, règles et réseaux

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Chaque année sur notre stand du salon, la même question revient : « comment on fait, nous, pour avoir un bout de terre ? » Tout le monde n’a pas un jardin de ville comme le mien à Nanterre, et beaucoup d’habitants de Rueil-Malmaison et des communes voisines cherchent une parcelle sans savoir par où commencer. Voici la marche à suivre, du premier renseignement à la première récolte.

Jardin familial, jardin partagé, jardin pédagogique : de quoi parle-t-on ?

Le terme « jardin partagé » recouvre en réalité plusieurs formules très différentes dans leur fonctionnement. Le jardin familial (l’héritier des anciens jardins ouvriers) attribue une parcelle individuelle à chaque foyer, clôturée, cultivée en autonomie. Le jardin partagé proprement dit fonctionne à l’inverse en collectif : les habitants cultivent ensemble un même espace, décident des plantations en assemblée et se partagent la récolte. Le jardin pédagogique, enfin, est porté par une école, un centre social ou une association, avec une vocation d’abord éducative.

Selon la définition qu’en donne Wikipédia, un jardin partagé est un espace collectif géré par les habitants d’un quartier, qui s’y retrouvent pour jardiner ensemble, échanger des savoir-faire et créer du lien social, en dehors de toute logique de production individuelle.

Type de jardin Mode de gestion Cotisation Délai d’attente
Jardin familial Parcelle individuelle, culture libre Souvent forfaitaire, quelques dizaines d’euros par an Variable, parfois plusieurs années dans les villes denses
Jardin partagé Collectif, décisions en assemblée d’habitants Faible ou symbolique, parfois adhésion associative Généralement plus court, places tournantes
Jardin pédagogique Porté par une école ou une association Rarement ouvert au grand public en accès direct Dépend des créneaux scolaires ou associatifs

Les étapes pour trouver sa parcelle

  1. Repérer les jardins existants près de chez soi. À Rueil-Malmaison et dans les communes riveraines, plusieurs jardins partagés et jardins familiaux sont installés à l’initiative de la mairie ou d’associations de quartier ; un tour sur les bords de Seine ou aux abords du parc de Bois-Préau permet parfois d’en repérer un directement.
  2. Contacter le service espaces verts ou la vie associative de la mairie de Rueil-Malmaison. C’est en général l’interlocuteur qui tient la liste des jardins municipaux, leurs règlements et les listes d’attente en cours.
  3. Se rapprocher d’une fédération ou d’un réseau de jardins. La Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs regroupe des associations dans toute la France et peut orienter vers un jardin proche ; le Réseau des jardins partagés, plus spécifiquement dédié aux jardins collectifs urbains, accompagne aussi la création de nouveaux projets quand aucune parcelle n’est disponible.
  4. S’inscrire et patienter. Dans les secteurs très demandés d’Île-de-France, l’attente pour un jardin familial peut se compter en années ; les jardins partagés, avec leur logique de créneaux et de roulement, libèrent en général des places plus régulièrement.
  5. Se présenter à une réunion avant de s’engager. La plupart des jardins collectifs organisent une visite ou une réunion d’accueil : c’est le bon moment pour comprendre le fonctionnement réel, au-delà du règlement écrit.

Ce que prévoit un règlement type

Un règlement de jardin partagé encadre en général quelques points essentiels : l’interdiction des pesticides de synthèse (quasi systématique aujourd’hui dans ce type de jardin), la gestion de l’eau, les horaires d’ouverture, la présence obligatoire à un nombre minimal de chantiers collectifs par an, et les règles de partage des récoltes. À Paris, la ville a formalisé cette logique avec la charte « Main Verte », qui encadre la création et l’animation des jardins partagés sur le domaine municipal : occupation précaire du terrain, gestion écologique obligatoire, ouverture au public à certains horaires. Beaucoup de communes de la petite couronne s’en sont inspirées pour leurs propres jardins, même sans porter le même nom.

Combien ça coûte, réellement ?

La cotisation d’un jardin familial couvre en général l’accès à l’eau et l’entretien des parties communes : comptez souvent entre 20 et 60 € par an selon la taille de la parcelle et la commune. Les jardins partagés, financés le plus souvent par la collectivité et une association gestionnaire, demandent une adhésion associative modeste, parfois entre 5 et 20 € par an, quand ils ne sont pas totalement gratuits pour les participants réguliers. Dans tous les cas, prévoyez un petit budget outillage la première année : bêche, arrosoir, quelques plants — rien qui justifie de renoncer au projet.

Et si aucun jardin n’existe près de chez soi ?

Ce n’est pas rare, surtout dans les quartiers récents. La solution la plus efficace reste de se regrouper à quelques voisins motivés et de solliciter la mairie pour l’attribution d’un délaissé urbain, d’un talus ou d’un pied d’immeuble : les réseaux cités plus haut accompagnent justement ce type de création, avec des modèles de statuts associatifs et des retours d’expérience d’autres quartiers. C’est plus long qu’une simple inscription sur liste d’attente, mais c’est aussi la garantie d’un jardin pensé pour les besoins réels du quartier.

Les bonnes questions à poser avant de s’engager

Une visite préalable vaut toujours mieux qu’un règlement lu en diagonale. Quelques points à vérifier avant de signer :

  • L’accès à l’eau : point d’eau collectif, récupérateurs de pluie, ou arrosage individuel à prévoir soi-même.
  • La fréquence des chantiers collectifs obligatoires, souvent un samedi matin par mois dans les jardins partagés, à concilier avec son emploi du temps.
  • Le sort de la récolte : partage égalitaire, libre-service selon les besoins, ou parcelle individuelle où chacun repart avec ce qu’il a cultivé.
  • La présence d’un compost collectif, précieux pour amender la terre sans rien acheter — c’est souvent l’un des meilleurs indicateurs d’un jardin bien organisé.
  • L’ancienneté du jardin et le turn-over des membres, un bon signe de la solidité du collectif sur la durée.

Premiers gestes une fois la parcelle obtenue

La tentation est grande de tout planter la première semaine. Mieux vaut prendre le temps d’observer : exposition au soleil selon les saisons, nature du sol, passage des autres jardiniers. Un simple test à la bêche permet déjà de savoir si la terre est plutôt argileuse ou sableuse, et donc quel amendement privilégier. Dans un jardin collectif, la première année sert surtout à trouver sa place dans le groupe autant qu’à faire pousser des légumes : c’est aussi, avec le compost et les chantiers partagés, ce qui distingue un jardin partagé d’un simple lopin de terre.

Pour la suite, notre rubrique jardin nature détaille le choix des cultures selon l’exposition, et notre rubrique écologie et énergie revient sur les bons gestes zéro déchet applicables aussi bien au jardin qu’à la maison.

Sources : Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs, Wikipédia — Jardin partagé.


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