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Récupérer l’eau de pluie pour le jardin : cuve, gouttière, règles

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Chaque été, au potager en carrés, c’est l’eau de pluie récupérée l’hiver qui sauve mes plants de tomates pendant les pics de chaleur. En Île-de-France, la pluviométrie moyenne tourne autour de 650 mm par an : de quoi remplir largement une cuve si la collecte est bien pensée. Voici l’essentiel avant de s’équiper.

Bien choisir sa cuve

  • 300 litres : suffisant pour arroser un petit potager en carrés ou quelques bacs, cuve compacte facile à installer contre un mur ou sous une terrasse.
  • 500 litres : le format le plus courant pour un jardin de pavillon classique, bon compromis entre autonomie et encombrement.
  • 1 000 litres : adapté à un jardin plus grand ou à un usage régulier (arrosage automatique, lavage d’outils), souvent sous forme de cuve enterrée ou de récupérateur de type cubitainer.

Le collecteur de gouttière, la pièce clé

Pas besoin de gros travaux : un collecteur de gouttière (ou récupérateur filtrant) s’installe en quelques minutes sur une descente d’eau pluviale existante et dirige l’eau vers la cuve tout en filtrant les feuilles et débris. C’est souvent ce petit accessoire, plus que la cuve elle-même, qui fait la différence sur la qualité de l’eau récupérée.

Ce que dit la réglementation

L’usage de l’eau de pluie pour le jardin (arrosage, lavage de la voiture ou de la terrasse) est libre et ne demande aucune démarche particulière. C’est l’utilisation à l’intérieur du logement (WC, lave-linge) qui est encadrée : elle doit respecter les prescriptions techniques et sanitaires fixées par l’arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, avec notamment une obligation de signalisation des canalisations dédiées. Pour un usage strictement extérieur comme l’arrosage du jardin, ces contraintes ne s’appliquent pas.

Quelques réflexes pour bien démarrer

  • Installer la cuve sur un support stable et de niveau : pleine, elle pèse plusieurs centaines de kilos.
  • Prévoir un couvercle ou une grille pour limiter l’évaporation, les moustiques et les risques pour les enfants.
  • Vidanger et rincer la cuve avant l’hiver dans les régions à risque de gel prolongé.
  • Ne jamais utiliser l’eau de pluie collectée sur toiture pour l’arrosage de plants comestibles en contact direct avec le feuillage sans un minimum de recul, notamment sur les toitures anciennes.

Pour approfondir le fonctionnement et l’historique de ces installations, l’article Récupération de l’eau de pluie sur Wikipédia donne un bon panorama. Pour d’autres gestes d’économie au fil des saisons, direction notre rubrique jardin & nature.


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